Assistants Familiaux : Le diagnostic

Un passage essentiel pour votre vie de tous les jours et une scolarité adaptée

S’il vous semble reconnaître ces troubles chez l’enfant que vous hébergez, faites très rapidement part de votre questionnement à votre référent.

Seul un diagnostic médical approfondi permettra de confirmer ou non le diagnostic et d’évaluer l’étendue des troubles afin d’orienter l’enfant vers une prise en charge thérapeutique adaptée, capable d’apporter une amélioration significative de son fonctionnement, sans parler de l’amélioration des interactions parents/enfant. Si on ne peut guérir les TCAF, l’enfant peut apprendre à compenser ses déficits, ce qui lui donne de bien meilleures chances pour l’avenir !

Le premier bénéfice est que l’enfant saura qu’il n’est pas responsable de ses difficultés. Il pourra apprendre à compenser ses déficits, ce qui lui donnera de bien meilleures chances pour l’avenir !

De plus, connaissant la cause, il sera plus facile de dépister d’éventuelles maladies ou malformations associées (cardiaques par exemple), de prévoir l’évolution comportementale de l’enfant et donc d’être plus vigilant.

Professionnellement, vous comprendrez mieux l’enfant et serez à même de mieux l’éduquer et d’intercéder pour lui, avec en prime, moins de fatigue et de stress !

Plus le diagnostic est précoce, plus il sera possible de réduire efficacement les manifestations du SAF ou des TCAF.

Etapes du diagnostic – Comment, malgré le placement, obtenir les autorisations du service et de l’autorité parentale

Rappelons que les assistants familiaux sont des travailleurs sociaux, devant appliquer une réglementation stricte en rapport avec leur fonction et rôle auprès d’un enfant accueilli.

De par le statut particulier de l’assistant familial qui accueille et éduque un enfant au sein de son foyer, mais n’a aucun pouvoir juridique, et n’est pas détenteur de l’autorité parentale, la prise en charge d’un enfant présentant des TCAF va demander une concertation entre tous les intervenants s’occupant de l’enfant. Il vous faudra obtenir l’accord de votre référent et de la famille de l’enfant pour démarrer le parcours du diagnostic.

Le travail de l’assistant familial ne pourra être pris en considération que grâce aux écrits détaillant les troubles qu’il constate, mais sans préjuger du diagnostic. En effet seul un médecin peut poser le diagnostic et le mentionner dans un document officiel ou un rapport médical.

Même si votre référent est conscient que l’enfant peut relever de cette pathologie, il va falloir travailler avec les parents sur une éventuelle prise en charge médicale. La difficulté majeure sera d’évoquer la consommation d’alcool auprès des parents. Comment leur annoncer alors qu’ils sont déjà en situation de souffrance, sans les culpabiliser , que les problèmes de leur enfant sont probablement liés à une consommation d’alcool lors de la grossesse ? L’équipe devra faire preuve de tact et d’empathie, car de l’acceptation des parents dépend le devenir de l’enfant.

N’hésitez pas à contacter notre association : Notre référente famille d’accueil saura vous conseiller efficacement. Nous saurons également vous orienter vers les professionnels compétents de votre région. Mais attention : les délais d’obtention de rendez-vous sont souvent de l’ordre de plusieurs mois.

Pour les enfants placés, Le parcours diagnostic est rarement linéaire. Chaque enfant placé est différent, selon son histoire et les causes du placement. Suivant le travail qui a déjà été mis en place, notre association peut vous aider à en parler et à développer votre parcours de soins pour amener au diagnostic.

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