
Il n’est pas besoin d’avoir un problème avec l’alcool pour donner naissance à un enfant qui présentera des TSAF : une alcoolisation ponctuelle importante festive peut être à risque, de même qu’une faible consommation journalière.
Il n’y a pas de seuil connu en-dessous duquel la consommation serait sans risque pour le futur bébé.
La consommation du futur papa dans les mois précédant la conception est également un risque pour le futur bébé : L’alcool altère la capacité des gênes paternels à s’exprimer lors de l’embryogénèse (la période de la « construction » de l’embryon). Cela peut aussi aboutir à des malformations, même si la maman n’a pas consommé d’alcool pendant la grossesse.
Les recherches scientifiques ont prouvé que la consommation du futur père avant la conception de l’enfant aura un impact au niveau génétique. Pour mémoire, la spermatogénèse dure environ 2 mois. Si le futur père a une consommation d’alcool habituelle problématique et qu’une grossesse est démarrée, l’alcool consommé pendant les 2 mois précédents aura altéré la capacité de ses gènes à s’exprimer normalement et au bon moment pendant l’embryogénèse (la « construction » du bébé). Il pourra être la cause de malformations très semblables à celles présentes chez un enfant ayant un Syndrome d’Alcoolisation Fœtale, même si la future mère n’a pas consommé.
Quand une femme enceinte consomme des boissons alcoolisées, l’alcool traverse la barrière placentaire et expose le fœtus au même niveau d’alcoolémie que sa mère, alors que son foie est immature et incapable de métaboliser la molécule. L’alcoolisation du foetus est donc bien plus longue que celle de la mère. L’alcool est toxique : à tous les stades de la grossesse, il affecte le bon développement des organes du futur bébé, et surtout de son cerveau.

Recommandation : ZERO alcool pendant la grossesse
La consommation d’alcool est dangereuse tout au long de la grossesse, mais le tout début (période embryonnaire, dans les trois premiers mois de grossesse ou 10 semaines d’aménorrhée) est la période la plus dangereuse : celle où l’alcool peut entraîner l’apparition de malformations visibles et graves sur différents organes.
Les méfaits de l’alcool interviennent surtout sur la formation du cerveau et du système nerveux central qui se poursuit pendant toute la grossesse et se continue même après. Il est donc susceptible de provoquer des anomalies au niveau cellulaire, non visibles extérieurement et responsables de troubles du fonctionnement du cerveau. L’alcool passe aussi dans le sang maternel et intoxique le nourrisson.

© Marion Audren

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